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- Organisation de la formation PSSM (Premiers secours en santé mentale)
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mercredi 11 novembre 2020

Ce que le cinéma et les séries nous apprennent des troubles psy

Autrefois stigmatisées et fantasmées, les maladies psychiques sont devenues plus réalistes à l'écran. Un moyen de lutter contre la psychophobie ?

Dans Joker, le public est incité à se mettre en empathie avec le personnage d'Arthur Fleck. | Capture d'écran Youtube via FilmsActu  

Ils et elles s'appellent Carrie, Hannah, Tony, Dexter, Arthur, John ou encore Pat. Nous les avons suivies le temps d'une séance de cinéma ou celui d'une ou plusieurs saisons. Héros ou anti-héros, ces personnages souffrent d'un trouble psychique plus ou moins déterminé : bipolarité, schizophrénie, dépression, psychopathie, syndrome de stress post-traumatique… Troubles parfois représentés avec une justesse implacable, parfois avec davantage de licence, propre à la fiction.
Ils et elles influencent nos représentations des troubles psychiques mais peuvent nous aider, aussi, et dans certaines conditions, à mieux les comprendre et à limiter nos réflexes psychophobes.
.../...

La suite de l'article sur Slate.fr :



dimanche 8 novembre 2020

ALERTE : Le dispositif Covi Écoute 67 est relancé !

Dès lundi 9 novembre, Covi Écoute 67 reprend du service au sein des Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS). 

Accessible 7 jours sur 7 de 12 h à 20 h la semaine et de 16 h à 20 h le week-end, le numéro 03 88 11 62 20 est réactivé après la première vague de Covid-19. Au bout du fil, des psychologues libéraux et institutionnels, des médecins, des travailleurs sociaux… se tiennent à l’écoute des personnes du Bas-Rhin confrontées au stress, aux peurs générés par la pandémie, le reconfinement et le climat général anxiogène, plombé aussi par les actes terroristes de Conflans-Sainte-Honorine et de Nice. Ils écoutent, conseillent, orientent vers des téléconsultations ou en présentiel, vers les urgences psychiatriques si besoin.

Pour cette nouvelle vague, le dispositif s’inscrit dans une chaîne de solidarité associant les collectivités territoriales - le Conseil départemental 67, l’Agence régionale de santé, la Préfecture du Bas-Rhin, la Ville de Strasbourg, l’Eurométropole - et le Centre de psychotrauma du professeur Pierre Vidailhet.


À noter que l’équivalent de Covi Écoute existe auprès des personnels soignants publics et privés - il s’agit de CoviPsy, accessible au 03 88 11 68 20.
D’après une étude de pharmaco-épidémiologie réalisée par la Caisse nationale assurance maladie et l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé sur la dispensation de médicaments remboursés sur ordonnance depuis le début de la pandémie, on constate une nette augmentation de la consommation d’anxiolytiques et des hypnotiques - respectivement +1,1 million et + 480 000 de traitements délivrés. "Cette augmentation reflète probablement l’impact psychologique important de l’épidémie de Covid-19 et de ses conséquences sociales, professionnelles et économiques", relève l’étude.

COVID-19 : Moins d'accès à la réanimation pour les patients souffrant de schizophrénie

Publié le 06 Novembre 2020


Une étude montre une mortalité augmentée pour les personnes souffrant de schizophrénie hospitalisées dans le cadre d'une contamination au Covid par rapport aux patients Covid+ hospitalisés sans pathologie mentale, d'après une recherche française.

Cette étude nationale française s'intéresse à la mortalité hospitalière liée au Covid-19 durant la première vague de l'épidémie, en se focalisant sur la prise en charge des patients avec schizophrénie et montre une mortalité intrahospitalière augmentée. L'étude détaille les raisons de cette mortalité augmentée, notamment le fait que ces patients sont moins adressés en réanimation que les patients sans pathologie psychiatrique. Ces résultats doivent « vraiment faire réfléchir sur les stratégies de soins pour ces patients vulnérables », explique le Dr Guillaume Fond, premier auteur de l'étude et plus globalement sur les pertes de chance de ces patients. face aux soins.


50 750 patients ont été inclus dans l'étude, dont 823 atteints de schizophrénie (1,6%). L'origine de ces derniers varie en fonction de l'âge. Ainsi, les patients schizophrènes de plus de 65 ans provenaient deux fois plus d'institutions de type Ehpad que les patients sans maladie mentale. Sur 130 patients schizophrènes de moins de 55 ans hospitalisés pour Covid, 90% viennent du domicile et 10% d'une institution sanitaire ou médico-sociale. Ces taux atteignent 71,7% et 28,3% chez les 219 patients schizophrènes de plus de 80 ans. Tous âges confondus, les patients schizophrènes inclus dans l'étude présentaient une augmentation de la mortalité hospitalière (25,6% contre 21,7% pour les patients témoins, à comorbidités équivalentes) et une diminution du taux d'admission en unités de soins de réanimation (23,7% contre 28,4%).

https://www.santementale.fr/actualites/covid-19-moins-d-acces-a-la-reanimation-pour-les-patients-souffrant-de-schizophrenie.html


samedi 7 novembre 2020

Anxiété, dépression, bipolarité : 11 troubles psychiques expliqués en dessins

Comment comprendre la maladie psychique quand on n’y a jamais été confronté directement ? Même avec toute la bonne volonté du monde, c’est quasiment mission impossible. Avec ses dessins pleins de poésie, le dessinateur britannique Phil Wall, alias Never Stay Dead, tente d’illustrer le mal qui habite les personnes atteintes de troubles psychiques.


https://positivr.fr/anxiete-depression-bipolarite-11-troubles-psychiques-expliques-en-dessins/

jeudi 5 novembre 2020

Hôpital psychiatrique et confinement

Actualité : article sur https://www.francetvinfo.fr/

Depuis la fin du premier confinement, de nombreux psychiatres hospitaliers voient affluer dans leurs services des patients, souvent sans antécédents, qui consultent pour des troubles psychotiques, dépressifs, des burn-out, des angoisses ou encore des tentatives de suicide. 

Face à la seconde vague, les soignants craignent de ne pas avoir les moyens de répondre à toutes les demandes. 



mardi 3 novembre 2020

Cartographie des acteurs produisant des contenus web sur les troubles psychiques

Le Psycom ( organisme public d’information et de lutte contre la stigmatisation en santé mentale) a identifié 196 acteurs proposant, en accès libre, des articles, des vidéos et des podcasts sur les troubles psychiques. Dans sa cartographie Psycom propose des repères pour comprendre qui dit quoi sur internet, et pourquoi. 


Cette cartographie (56 pages) a été réalisée à la demande de Santé publique France par Estelle Saget, journaliste spécialisée en santé et Aude Caria, directrice de Psycom. 

Télécharger la Cartographie contenus troubles psychiques sur le web PSYCOM 2020 (pdf - 2,25 Mo)

Webinaire : Troubles psy et addictions

 A noter dans votre Agenda !

En partenariat avec de nombreuses associations, chaque dernier jeudi du mois, une quinzaine de personnes, à chaque fois différentes, ayant une profonde expérience de la maladie psychique échangent pour vous donner un éclairage aussi large que possible. Ces webconférences sont très accessibles, positives et ouvertes à tous.

Le prochain webinaire proposé par l’association "Les Journées de la Schizophrénie" 

Jeudi  26 novembre 2020 à 18h

Thème : Troubles psy et addictions

Inscription sur le site https://schizinfo.com/




lundi 2 novembre 2020

Congrès Français de Psychiatrie (25-28 novembre 2020)



En raison des mesures sanitaires Covid-19, le CFP 2020 initialement prévu du 25 au 28 novembre 2020 au Palais de la Musique et des Congrès de Strasbourg, se transforme en e-CFP.

Pr F.Berna, membre du comité scientifique et Président du comité local d’organisation

https://www.congresfrancaispsychiatrie.org/comites-dorganisation/

Programme :

http://www.congresfrancaispsychiatrie.org/congres/structure-et-programme/

dimanche 1 novembre 2020

Reconfinement et santé mentale : "Il n'y a pas de honte à consulter"

Ce jeudi, à minuit, la France sera reconfinée pour une durée de quatre semaines au moins. Anne Giersch, chercheuse à l'Inserm, revient sur les effets d'une telle mesure sur la santé mentale.

Plus que quelques heures avant le reconfinement. Sur les réseaux sociaux, nombreux sont ceux qui partagent leur inquiétude à l'idée de revivre une telle situation. Angoisse, stress, sentiment d'isolement... Autant de symptômes qu'Anne Giersch a pu observer en mars. Directrice du laboratoire Neuropsychologie cognitive et physiopathologie de la schizophrénie à Strasbourg, elle a mené une étude auprès de 150 volontaires pour explorer les effets du confinement, notamment sur la santé mentale. 


Dessin de Coco, mars 2020. Crédits :  Coco / Compte Instagram @cocoboer

Interview

Quels effets sur la santé mentale avez-vous observés lors du premier confinement ?
Notre étude ne concerne qu’un effectif assez modeste, mais ce qu’on a constaté a aussi été trouvé par des études épidémiologiques. Les symptômes les plus partagés étaient le stress et l'anxiété, plus que la normale. On a aussi observé un taux plus élevé de dépression, voire de symptômes pré-psychotiques. Le sommet de ces manifestations était au tout début du confinement. 

Qu'est-ce qui est à l'origine de ces symptômes ? 
L'inquiétude vis-à-vis de la pandémie est ce qui semble avoir un effet maximal, avec le sentiment d'isolement. Nous ne sommes pas tous exposés au même degré de stress de la même façon. Certaines personnes sont donc plus vulnérables et risquent de ressentir l'isolement plus fortement. Par exemple, les soignants, les gens qui ont peur pour leur emploi, ceux qui ont des parents proches malades ou qui meurent, mais aussi les personnes ayant des facteurs de risque et qui ont peur de tomber malades... Tous ces facteurs peuvent contribuer à accentuer l'angoisse.

Le reconfinement risque-t-il d'être plus difficile à vivre qu'en mars ?
Pour certains cela va être plus facile parce qu’ils vont pouvoir travailler et c’est ce qu’ils voulaient. Pour d’autres, ça va encore plus fragiliser leur situation économique… Le reconfinement peut aussi faire revivre un traumatisme à ceux pour qui ça s'était mal passé en début d'année. 

 Comment réagir face à de tels symptômes ?
Un moyen de faire face, c’est de faire en sorte d’être le moins isolé possible. C’est bien pour ça que les Ehpad restent ouverts. Globalement, on a constaté que l'angoisse et le stress avaient diminué au fil du confinement. Le facteur qui a le plus contribué à cette amélioration est le renforcement des connexions avec la famille. Le fait de parler avec les proches fait diminuer l'anxiété. Isoler les gens est nocif. On peut s’en protéger en communiquant, même si ce n’est pas aussi satisfaisant qu’autour d’un café ou dans un bar. 
Si on se sent vraiment mal, il ne faut pas hésiter à aller voir un médecin, il n'y a pas de honte à consulter. Ça peut arriver à tout le monde de paniquer à un moment donné, on peut tous être vulnérables. Les services de psychiatrie et d’urgence restent ouverts et on ne soigne pas seulement le Covid. Je pense que les psychiatres vont de nouveau mettre en place des plateformes de télémédecine, ou que la ligne CovidEcoute sera joignable.


Lu pour vous dans Libération le 29 octobre 2020

Dessin de Coco, mars 2020. Crédits :  Coco / Compte Instagram @cocoboer

lundi 1 juin 2020

Article Essai2

 

Depressive symptoms and chronic peripheral inflammation are associated with impaired functional remission in schizophrenia independently of psychotic remission

Résumé d'une étude publiée dans le Journal of Affective Disorders* et qui montre que la dépression et l'inflammation sont associés à un mauvais pronostic fonctionnel dans la schizophrénie, indépendamment de la rémission des symptômes psychotiques.

*https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33220563/

Contexte. Si la rémission psychotique dans la schizophrénie (SZ) a été définie par consensus et associée au pronostic, on manque de données sur les facteurs associés à la rémission fonctionnelle. 

Objectifs. Identifier les facteurs cliniques et biologiques associés à une rémission fonctionnelle altérée chez des patients ambulatoires , stabilisés, atteints de SZ. 
Méthodes. Cette étude était une étude transversale menée sur tous les patients stabilisés SZ admis en consultation externe dans un hôpital psychiatrique universitaire de soins quotidiens. La rémission fonctionnelle a été définie par une évaluation globale du score de fonctionnement ≥61. La rémission psychotique a été définie selon des critères internationaux. La dépression a été évaluée à l'aide de l'échelle d'évaluation de la dépression de Calgary pour la schizophrénie. Des variables sociodémographiques, le statut tabagique, le traitement à la clozapine et l'obésité ont été rapportés. L'inflammation périphérique chronique a été définie par un taux sérique de protéine C réactive ultra sensible ≥3mg/L et le syndrome métabolique selon les recommandations internationales.

Résultats. 273 patients ont été inclus, parmi lesquels 51 (18,7 %) ont été classés dans le groupe de rémission fonctionnelle. Dans l'analyse multivariée, un taux de rémission fonctionnelle plus élevé a été associé à une rémission psychotique (odds ratio ajusté= 18,2, p <0,001), à des symptômes dépressifs plus faibles (aOR=0,8, p=0,018) et à une inflammation périphérique plus faible (aOR=0,4, p =0,046). Aucune association de rémission fonctionnelle avec l'âge, le sexe, la durée de la maladie, les antipsychotiques de deuxième génération, le traitement à la clozapine, le tabagisme, l'obésité ou le syndrome métabolique n'a été trouvée. 

Conclusion. Les symptômes dépressifs et l'inflammation périphérique chronique sont associés à une rémission fonctionnelle altérée indépendamment de la rémission psychotique. Les  études futures devraient déterminer si l'amélioration des symptômes dépressifs et de l'inflammation périphérique chronique peut permettre aux patients atteints de SZ d'atteindre une rémission fonctionnelle.

Dr G.Fond ; Hôpitaux Universitaires de Marseille ; Service d’Information médicale

Article Essai 1

Depressive symptoms and chronic peripheral inflammation are associated with impaired functional remission in schizophrenia independently of psychotic remission

Résumé d'une étude publiée dans le Journal of Affective Disorders* et qui montre que la dépression et l'inflammation sont associés à un mauvais pronostic fonctionnel dans la schizophrénie, indépendamment de la rémission des symptômes psychotiques.

*https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33220563/

Contexte. Si la rémission psychotique dans la schizophrénie (SZ) a été définie par consensus et associée au pronostic, on manque de données sur les facteurs associés à la rémission fonctionnelle. 

Objectifs. Identifier les facteurs cliniques et biologiques associés à une rémission fonctionnelle altérée chez des patients ambulatoires , stabilisés, atteints de SZ. 
Méthodes. Cette étude était une étude transversale menée sur tous les patients stabilisés SZ admis en consultation externe dans un hôpital psychiatrique universitaire de soins quotidiens. La rémission fonctionnelle a été définie par une évaluation globale du score de fonctionnement ≥61. La rémission psychotique a été définie selon des critères internationaux. La dépression a été évaluée à l'aide de l'échelle d'évaluation de la dépression de Calgary pour la schizophrénie. Des variables sociodémographiques, le statut tabagique, le traitement à la clozapine et l'obésité ont été rapportés. L'inflammation périphérique chronique a été définie par un taux sérique de protéine C réactive ultra sensible ≥3mg/L et le syndrome métabolique selon les recommandations internationales.

Résultats. 273 patients ont été inclus, parmi lesquels 51 (18,7 %) ont été classés dans le groupe de rémission fonctionnelle. Dans l'analyse multivariée, un taux de rémission fonctionnelle plus élevé a été associé à une rémission psychotique (odds ratio ajusté= 18,2, p <0,001), à des symptômes dépressifs plus faibles (aOR=0,8, p=0,018) et à une inflammation périphérique plus faible (aOR=0,4, p =0,046). Aucune association de rémission fonctionnelle avec l'âge, le sexe, la durée de la maladie, les antipsychotiques de deuxième génération, le traitement à la clozapine, le tabagisme, l'obésité ou le syndrome métabolique n'a été trouvée. 

Conclusion. Les symptômes dépressifs et l'inflammation périphérique chronique sont associés à une rémission fonctionnelle altérée indépendamment de la rémission psychotique. Les  études futures devraient déterminer si l'amélioration des symptômes dépressifs et de l'inflammation périphérique chronique peut permettre aux patients atteints de SZ d'atteindre une rémission fonctionnelle.

Dr G.Fond ; Hôpitaux Universitaires de Marseille ; Service d’Information médicale